Un paradis sur Terre…

Il est une fois un homme amoureux…

Amoureux du bassin d’Arcachon, vivant à des centaines de kilomètres de son amour. Malgré une vie bien remplie, des visites fréquentes, il n’était jamais rassasié et vivait inconsciemment un mal être sournois, violent et destructeur. Comme victime d’un pervers narcissique !

C’est avec courage et beaucoup d’aide du destin, que n’écoutant que sa petite voix intérieure, cet homme, au début de la quarantaine, fait ce qu’il y a de plus difficile, ce que peu de gens réalisent, malgré une puissante envie de le faire. Il quitte son travail, prend sa famille avec lui et déménage sa vie dans ce pays. Pays de l’ostréiculture, du tourisme, du loisirs, dans ce pays, livre ouvert sur son enfance et son adolescence. Ce pays où tellement de premières fois se sont manifestés, où tellement de rencontres se sont produites. Il était temps qu’il passe le cap, qu’il réalise son fantasme, son désir égoïste de vivre ici, entre Dune du Pilat et Ile aux Oiseaux.

Quel changement radical !

Les conséquences d’un tel acte, n’ont pas tardées à se manifester, bien sûr, d’abord sournoisement, par des petites pensées, des nouvelles « micro » attitudes. Invisibles, elles ont été les fondations d’une évolution… d’une révélation ? La révélation que la vie est belle et que l’on ne peut se rendre malade pour des événements que l’on ne veut pas vivre, pour des situations que l’on ne veut pas subir. Et c’est ce paradis qui a été la révélation pour cet homme !

Ce lieu magique chargé d’odeurs, de couleurs, de parfums qui a transformé cet homme rongé et malheureux en homme libéré et heureux. Ce n’est pas parce que l’on a une vie de famille, de merveilleux enfants que l’on est un exemple de bien-être et de mari. Alors comment cela va-t-il commencé ? Et bien c’est simple et c’est toujours comme cela que les choses arrivent : les petites réflexions insignifiantes du quotidien, ne sont plus supportées ! Et c’est l’éloignement de sa vie qu’est venue la prise de conscience de sa vie.

Dans des moments clés, c’est forcément l’éloignement qui ouvre le chemin. Comme ce déménagement, c’est une ouverture supplémentaire vers le monde et les autres. Une nouvelle vie dans un lieu finalement mal connu est une ouverture vers de nouveaux comportements, de nouveaux usages et une nouvelle culture, propice à une ouverture d’esprit et une richesse intérieure supplémentaire.

Deux ans, c’est le temps qu’il lui a fallu pour que sa vision change, évolue et surtout pour accepter cette part de lui-même jusqu’alors cachée, refoulée. Deux années de culpabilités, de frustrations, de cheminements, de moments durs, jonchés de bons et mauvais moments qui ont été difficiles à vivre. Quand on est un homme avec une femme et des enfants, chaque action est pesée et est précédée d’un choix. Le pour et le contre sont omni présents. On n’agit plus sous l’impulsion surtout quand il y a des conséquences impliquant d’autres êtres. Alors on essaye de prendre sur soi et pourtant cela se ressent, on change, on est irritable, voir désagréable. C’est étrange, ce mélange des sentiments, des comportements, on devient un modèle de contradictions. Finalement, cet homme s’est livré pendant ces années, à un combat intérieur violent et destructeur. Je l’ai déjà dit, il me semble.

Le plus impressionnant est d’avoir accepté une vie, enfermé dans un conteneur renvoyant une image à l’opposé de sa personnalité. Une vie sans passion, sans spontanéité, sans partage, une vie de solitude pour cet homme qui se nourrissait de la vie de ses enfants. Comme le disais Jean-Jacques, une vie par procuration… Quelle tristesse une vie qui ressemble à cela ! Mais ça, c’était avant ! Le dormeur s’est réveillé !

Une nouvelle vie...

Une nouvelle vie.

Le déclencheur est souvent ridicule, il peut être ridicule et incompréhensible pour beaucoup. Ce qui fût le cas. Une simple information se transformant en déferlante de sentiments propulsant un besoin de liberté à 200 km/h. Impressionnant, emportant tout sur son passage – femme, enfants, travail, famille. Il n’a fallu que quelques minutes pour que cet homme libère ses ailes et s’envole vers sa vie, sa personnalité enfouie.

Malgré de nombreux doutes et remises en question, il lui fût impossible de revenir en arrière, tellement ce sentiment de vie est bon. Il le nourrit chaque jour, porté par les marées et les effluves du bassin. Il a donc quitté sa femme, changé de travail. Il passe son temps à profiter de la vie, rencontrer de nouvelles personnes, partager de bons moments avec ses amis. Lui qui ne faisait pas de sport, ne pense qu’à cela. Il s’est libéré de cette vie sans faux-semblants, et se concentre sur une vie emplie de joie, de rencontres, de moments, de partages qui lui apporte un bien-être incroyable et vous dirige sur un chemin plein de richesses.

Comment est-il possible de faire abstraction de tous cela ? Ce qu’il sait c’est qu’il ne faut pas vivre comme cela, la vie est trop courte et si douce sur le Bassin d’Arcachon, pour ceux qui peuvent le voir : un vrai petit coin de paradis sur Terre !

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